Conduite autonome : la Chine impose de nouvelles normes de sécurité

Pékin resserre l’encadrement de la conduite autonome. Face à la multiplication des véhicules équipés de systèmes automatisés, le gouvernement chinois transforme ses recommandations en obligations légales. Les nouvelles règles concerneront les véhicules autonomes de niveau 3, qui exigent qu’un conducteur reste prêt à intervenir, ainsi que ceux de niveau 4, capables de circuler seuls dans certaines conditions, à l’image des robotaxis.
Selon le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, les constructeurs devront garantir un niveau de sécurité comparable à celui d’un conducteur humain. Ils devront aussi expliquer clairement aux acheteurs les capacités et les limites de leurs systèmes. Le texte encadre également les interactions entre l’humain et la machine. Chaque véhicule devra intégrer des procédures sûres pour activer ou désactiver la conduite automatisée. Lorsque le système demandera une reprise en main, il devra vérifier que le conducteur est en mesure de reprendre le volant.
Cette réglementation intervient alors que les questions de sécurité et les coûts de développement continuent de ralentir le déploiement massif des véhicules autonomes. Les autorités chinoises avaient annoncé un durcissement des règles après un accident mortel survenu en 2025, impliquant une voiture Xiaomi utilisée en mode de conduite assistée. Les normes chinoises suivent par ailleurs l’adoption, en juin, des premières réglementations mondiales de l’ONU consacrées aux véhicules entièrement autonomes, un cadre soutenu par Pékin.
Moulay Ahmed Belghiti / Les Inspirations ÉCO AUTOMOBILE







