Casa- Marbella : Citroën Maroc sort le grand jeu pour son C5 Aircross
Citroën Maroc n’a clairement pas fait les choses à moitié pour le lancement de son nouveau C5 Aircross. Exit la conférence classique dans un hôtel casablancais et les essais chronométrés sur quelques kilomètres. La marque a préféré embarquer la presse marocaine dans une expérience beaucoup plus inédite, entre Casablanca et Marbella. Une manière de lier l’utile à l’agréable.

Tout commence donc à Casablanca, avec un départ via Al Boraq. Ensuite, cap sur l’Espagne, et premier vrai test sur les routes andalouses. L’idée est simple : mettre le SUV en situation réelle, loin des formats figés, et surtout installer une ambiance. Car pour Citroën durant ce voyage, le décor compte presque autant que la voiture. Marbella et ses resorts ne sont pas là par hasard. Citroën veut sans aucun doute associer son modèle à une certaine idée du voyage et du confort familial.

Derrière cette mise en scène, il y a une stratégie assumée. La marque ne se contente plus de vendre une voiture, elle vend une expérience. « On voulait marquer une première sur le marché marocain », explique Nawal Afiq, directrice de Citroën Maroc, en évoquant ce test drive à l’international pensé comme un moment à part, entre conduite, découverte et art de vivre.
Le timing n’est pas anodin. Le C-SUV est aujourd’hui l’un des segments les plus disputés au Maroc. Il pèse lourd, environ 21 % du marché, et regroupe des dizaines de modèles. Autant dire que la bataille est rude. Face à cette concurrence, Citroën ne cherche pas forcément à casser les prix, même si le prix est attractif, mais surtout à se démarquer par le confort, l’usage et une certaine philosophie de conduite.

Visuellement, le nouveau C5 Aircross franchit un cap. Le design est plus tendu, plus affirmé, avec une signature travaillée et une présence plus statutaire. Il gagne clairement en maturité, sans tomber dans l’excès.
Mais là où Citroën reste fidèle à elle-même, c’est sur le confort. C’est même le cœur du discours. L’habitacle a été pensé comme un véritable espace de vie, avec une ambiance douce, presque lounge. Les sièges Advanced Comfort et les suspensions à butées hydrauliques progressives font le boulot : la voiture filtre les imperfections de la route avec une efficacité qui tranche avec ce que propose la concurrence, souvent plus orientée performance.

Sur route, le résultat est cohérent. Le C5 Aircross ne cherche pas à impressionner par sa sportivité. Il mise plutôt sur une conduite fluide, reposante, presque tranquille. Un choix assumé, qui devrait parler à une clientèle en quête de confort au quotidien.
À bord, la montée en gamme est aussi visible. Nouvel écran central de 13 pouces, affichage tête haute, aides à la conduite… l’ensemble modernise l’expérience sans la compliquer.
Sous le capot, Citroën opte pour une hybridation légère. Un bloc essence 1.2 de 136 chevaux, couplé à une technologie 48V. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais un choix pragmatique pour réduire la consommation sans changer les habitudes des conducteurs. La marque annonce d’ailleurs une autonomie qui dépasse les 950 km, avec une utilisation partielle en mode électrique en ville.
Côté prix, le ticket d’entrée démarre à 299.900 dirhams, avec plusieurs niveaux de finition. Une offre que Citroën veut compétitive, dans un marché où chaque détail compte.
Au final, avec ce lancement, Citroën ne présente pas seulement un nouveau SUV. Elle tente surtout de repositionner le C5 Aircross dans un registre plus valorisant. Dans un segment déjà assez saturé, c’est peut-être le côté fiable de la marque historique et ce nouveau visage plus convivial qui fera la différence.
H.B.







