Abdelouahab Ennaciri, président de l’AIVAM explique que la LLD existe déjà, mais de manière encore discrète et peu structurée. Plusieurs loueurs courte durée proposent en effet, pour certains clients, des solutions proches de la location longue durée. Ces offres répondent à des besoins réels : disposer d’un véhicule sur plusieurs mois, éviter l’achat, maîtriser le budget et bénéficier d’une certaine souplesse.
Mais cette pratique reste encore confidentielle. Elle se fait souvent au cas par cas, sans véritable visibilité commerciale, sans communication massive et sans intégration claire dans le parcours d’achat automobile des particuliers.
L’enjeu est donc de passer d’un usage ponctuel à une offre structurée. Pour cela, les loueurs devront formaliser leurs solutions, clarifier les contrats, professionnaliser la restitution et s’appuyer davantage sur les concessionnaires, les banques et les marques pour toucher un public plus large.
Cette réalité montre surtout une chose : le besoin existe déjà. La question est désormais de savoir comment transformer cette pratique discrète en véritable relais de croissance pour le financement automobile et la mobilité des ménages marocains.







