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GT décapotable. Maserati GranCabrio, “fuoriclasse” en monokini

Maserati a récemment levé le voile sur la GranCabrio, version “aperta”, décapsulée, de la voluptueuse GranTurismo. Séduisante en diable, la GT 2+2 topless promet une expérience de conduite inoubliable, glamour et raffinée au possible. Ce doit être quelque chose de profiter, aux premières loges, du “bel canto”, des vocalises du V6 biturbo de 550 ch de la version Trofeo. La déclinaison électrique Folgore, prévue dans un second temps, misera, pour sa part, sur sa puissance démentielle, ses 761 fiers “stalloni”, pour contrebalancer son côté “taiseux” !

Quand une bombe latine tombe le haut, le monde entier retient son souffle ! Après l’accueil très favorable réservé, l’année dernière, à la Maserati GranTurismo, modèle qui a fait son entrée sur notre marché en février dernier, c’est la voie royale qui se dessinait pour la GranCabrio. Au sein de l’ultra-niche du roadster 2+2 de luxe, la belle de Modène vient défier une cousine, la Ferrari Roma Spider, et deux “ladies” british, la Bentley Continental GTC et l’Aston Martin DB12 Volante. Des concurrentes aussi prestigieuses qu’athlétiques. Il en faut plus pour intimider la GranCabrio, cependant. La délicate capote en toile, qui se déploie ou disparaît dans le coffre en 14 secondes seulement (opération pouvant être réalisée en roulant jusqu’à 50 km/h), remplace très avantageusement le toit rigide fixe de la GranTurismo.

Pour le reste, on évolue en terrain connu. On ne se lasse pas d’admirer le look intemporel, délicieusement baroque, les galbes généreux de cette sculpture sur roues de 4,97 mètres de long, 1,96 m de large et 1,37 m de haut, son long capot plongeant, sa vaste calandre pulpeuse, ses feux avant verticaux, ses jantes de 20 pouces à l’avant et de 21 pouces à l’arrière, ou encore sa poupe ramassée, ses feux arrière en boomerang, son imposant diffuseur arrière…

Tout le charme de l’Italie
A l’intérieur, pour que les occupants puissent rouler cheveux au vent sans attraper la crève, les superbes sièges semi-baquets avant disposent d’un système de chauffage de nuque comparable au fameux “Airscraf” de Mercedes-Benz. La présentation intérieure, reprise telle quelle de la GranTurismo, est un mariage habile de haute couture italienne et de technologie. Les matériaux sont nobles, finement ciselés, et les clins d’œil au passé glorieux de la marque modénaise – comme l’horloge ronde qui domine la console centrale, désormais numérique – sont savoureux.

Au rayon tech, la GranCabrio embarque un combiné d’instrumentation numérique de 12,2 pouces et un écran tactile central de 12,3 pouces, mais aussi un petit écran de 8,8 pouces en contrebas, qui concentre plusieurs commandes, dont celles de la climatisation, et, enfin, un système d’affichage tête haute, disponible en option. Le système multimédia intègre l’assistant vocal d’Amazon, la fameuse Alexa, et est compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Evidemment, si la place ne manque pas à l’avant, cette GT 2+2 n’a rien d’une familiale. Ses places arrière risquent d’être un peu justes pour les voyages au long cours et son coffre est étriqué, affiche une capacité de 172 litres quand la capote est en place et de 131 litres quand elle est rangée dans le coffre. Pour rappel, le volume de chargement du coffre de la GranTurismo est de 310 l.

Une athlète de haut niveau
Le poids à vide de la GranCabrio est de 1.895 kg. Cela représente une surcharge pondérale de 100 kg par rapport à la GranTurismo. Le prix à payer pour renforcer la rigidité du châssis, mise à mal par l’ablation du toit en dur. Maserati assure que la structure que son cab’ partage avec la version coupé, composée à 65 % d’aluminium, est insensible à la torsion. La GranCabrio Trofeo offrirait ainsi une expérience de conduite similaire à celle de sa “prude” sœurette. Va y avoir du sport, autrement dit. D’autant que la Maz’ topless a sacrifié sur l’autel de la performance la version de “base” de la GranTurismo, la Modena. Seule la version Trofeo figure au catalogue de la GranCabrio. Son V6 “Nettuno” 3.0 l biturbo envoie aux quatre roues de cette transmission intégrale, via une boîte auto à 8 rapports, la “bagatelle” de 550 ch et de 650 Nm de couple – versus 490 ch et 600 Nm pour la GranTurismo Modena. Il permet au roadster 2+2 italien d’expédier le 0 à 100 km/h en 3,6 s (3,5 s pour la GranTurismo Trofeo et 3,9 s pour la Modena).

La nouvelle Maserati est également créditée d’une vitesse maxi de 316 km/h, soit 4 km/h de moins que la Trofeo coupé. Des performances décoiffantes (même en roulant capote fermée) et un récital à ciel ouvert dont seuls les motoristes italiens ont le secret. Plus tard, la déclinaison Folgore, 100 % électrique, viendra étoffer le catalogue. Malgré un sacré embonpoint (la GranTurismo du même nom affiche 2.260 kg sur la balance) et le “mutisme” de ses électromoteurs, elle force le respect avec ses 761 ch, son couple maxi himalayen (1.350 Nm) et ses accélérations de dragster (0 à 100 km/h pulvérisé en 2,7 s). A l’instar de la Folgore “fermée”, le cabrio écolo aura droit à une batterie de 92,5 kWh et à une technologie 800 V. Son autonomie devrait être légèrement inférieure (450 km pour la GranTurismo électrique). La Maserati GranCabrio Trofeo s’affiche à partir de 234.550 euros, mais les tarifs sont susceptibles de s’envoler, le pouvoir d’attraction du catalogue de personnalisation “Fuoriserie” étant puissant.

Mehdi Labboudi / Les Inspirations ÉCO AUTOMOBILE


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